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Le poids des années : réalité ou fiction ?
La prise de poids à 45 ans chez une personne qualifiée de " bon vivant ", est un phénomène qui touche un certain type de population plus enclin aux repas d’affaires. La surcharge pondérale, qui peut parfois aller jusqu'à l'obésité, résulte alors d’une ration alimentaire trop importante à chaque repas par rapport aux besoins quotidiens.
A partir de 50 ans, grossir n'est absolument pas une fatalité car la dépense énergétique ne diminue pas suffisamment pour justifier la prise de poids.
L'âge est d’ailleurs pour tous, hommes et femmes, une très bonne excuse pour les kilos. Presque tout le monde est d'ailleurs fermement persuadé qu'il est tout à fait normal de grossir en prenant de l'âge.
En fait, on n'a pas plus de raisons de prendre du poids à 50 ans qu'à 30 ans, sauf si on se laisse aller à absorber plus de calories que l'on en dépense.
L’argumentation évoquée est due au fait que la masse grasse augmente avec l’âge par rapport à la masse maigre (muscles, viscères, etc.). Or, si une personne de 50 ans ne cesse pas toute activité physique, si elle est sportive, si elle ne se laisse pas aller, si la personne prend soin de son corps … il n’y a aucune raison de prendre du poids !
Les kilos sont souvent d'origine psychologique, liés à la peur de vieillir : perte de séduction, crainte de ne plus être aussi performant surtout chez la femme.
En effet, pour la femme, cet âge correspond le plus souvent au départ des enfants qui ont grandis. La femme se retrouvant seule ou avec son époux va se sentir vieillir plus vite. Personne n'y échappe même si l'on se dit qu’on a l’avenir devant soi pour savourer les délices des troisième et quatrième âges qui se profilent à l'horizon.
De plus, lorsque la ménopause s'installe chez les femmes, l'activité des ovaires se ralentit et la production d'hormones sexuelles diminue. Certes, elle détermine l'emplacement de la graisse, mais elle ne joue pas sur sa quantité (les cellules graisseuses augmentent pas ou peu). Vers la cinquantaine, la silhouette se modifie et devient peu à peu plus androïde, plus masculine.
Que se dit-on alors, plus ou moins consciemment ? - "Je suis sur la deuxième moitié de ma vie, j'en profite et je mange !" - "À quoi bon se priver ?" -"J'ai des rhumatismes, des douleurs aux articulations, il est plus difficile de me bouger : alors pourquoi faire un effort ?"
Bref, on se vieillit encore plus et on se donne toutes les occasions et les prétextes pour prendre du poids !
L’arrêt du sport ou de l’activité joue également un rôle important dans cette prise de poids. Il est évident que plus on pratique un sport, plus on dépense d'énergie. Les besoins énergétiques étant importants, on mange en conséquence pour les satisfaire. Ce qui est tout à fait normal. On prend donc l'habitude d'une alimentation copieuse et riche où l’on se permet même des écarts puisque l'on ne grossit pas.
Très souvent, lorsque la pratique du sport s'arrête brutalement, pour une raison ou une autre, blessure ou changement de rythme de vie, on garde la même alimentation, tout simplement parce qu'on en a l'habitude. La dépense énergétique étant diminuée, la plupart de temps l'apport calorique demeure le même. Et inévitablement, on prend du poids.
Mais si l'on pense alors à moins manger, on ne grossit pas. L’idéal étant, bien sûr, de ne jamais cesser toute activité brutalement mais de continuer à se bouger au quotidien tout en réduisant bien sûr ses apports alimentaires.
On considère en général qu'une diminution de 20% des apports est efficace dans un premier temps, à condition qu'elle soit bien suivie. Il faut éviter de suivre des régimes trop stricts, ou excluant totalement un aliment apprécié sous prétexte qu'il est trop calorique.
Alors, vieillir certes, mais tout en activité, tout en équilibre alimentaire et sans négliger les plaisirs de la vie !
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